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In their sensitivities

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in-their-sensitivities

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Je déteste le nouveau design skyblog, c'est affreux

A tel point que j'ai failli migrer sur blogspot (je dis ça pour embêter Tanane, elle comprendra hihi), mais finalement non.
Mais revenons aux choses qui sapent le moral : les vacances sont terminées. Enfin il nous reste officiellement quelques heures, mais mentalement on a forcément basculé dans le côté obscur. Je pense surtout à ceux qui attaquent maintenant leur travail scolaire, vous avez tout mon soutien.
J'ai pris le train Saint Raphaël-Paris ce matin, qui n'a heureusement pas eu 2h30 de retard comme à l'aller. En arrivant à Achères, j'ai même réussi à avoir un bus, chose extraordinaire pour un dimanche. Tout s'est donc bien passé côté pratique.
Côté psychologique maintenant. J'essaye depuis ce matin, et même depuis hier soir, de me pencher sur mon ressenti. En cette année sur Paris, j'ai en effet été confrontée à quatre reprises à une situation de séparation avec mes parents. J'ai donc décidé, aujourd'hui, de faire un constat objectif de chacune de ces séparations, ce qui n'intéressera sans doute personne mis à part moi et un éventuel psychologue. Mais cela me semble malgré tout important.


- La première séparation, qui eut lieu à la rentrée, aurait logiquement du être la plus difficile. En réalité, elle a été tellement bousculée par les évènements (inscription universitaire, déménagements, papiers papiers et encore papiers, découverte de nouveaux lieux, nouvelles têtes, etc), que je n'ai même pas eu le temps de ressentir quoi que ce soit, mis à part un flou général.
- La deuxième séparation s'est produite lorsque ma mère est venue me rendre visite durant une semaine sur Paris, et est repartie (forcément, même si j'ai tenté de la convaincre d'emménager). Je considère en fait cette deuxième comme la première "vraie" séparation. C'est celle qui m'a vraiment ramené à l'évidence : "maintenant tu es seule". Certes mes parents sont toujours là, me soutiennent évidemment, etc etc. Mais cette installation à Paris, cette prise d'indépendance désirée et voulue impliquait un non retour en arrière. C'est ce constat effrayant, et pourtant stupide puisqu'il est vrai à chaque instant, qui m'a soudainement terrorisé : "plus jamais vraiment comme avant". Et pourtant, en cette semaine passée avec ma mère, tout fut aussi bien qu'auparavant, et même mieux. La laisser repartir sur le quai de la gare remettait en fait tout en doute, depuis le départ. Pourquoi rentrer dans un "chez moi" en banlieue parisienne qui n'était pas mon vrai chez moi, pourquoi revenir à un quotidien qui ne ressemblait en rien à celui qui avait toujours été le mien, pourquoi être seule, pourquoi loin de ceux que j'aime? Je garde un souvenir terrible des quelques jours qui ont suivi cette séparation. Je ne souhaite vraiment vraiment vraiment à personne de vivre cela.
- Les troisième et quatrième séparations : mes vacances de Noël à St Raphaël, et la visite de mon père pour les vacances de février. Je classe ces deux départs après retrouvailles sur un pied d'égalité. A la suite du désastre précédent, je craignais forcément le pire, d'autant plus que j'avais retrouvé un certain équilibre psychologique que je désirais à tout prix sauver. La séparation fut en réalité, certes douloureuse, mais bien moins qu'avant. Du moins le rétablissement fut-il beaucoup plus rapide, presque dès le lendemain. En réalité, mon premier accablement était davantage du à l'appréhension. Je savais que le temps d'entre deux retrouvailles serait beaucoup plus court, j'avais de quoi me consoler.
- La cinquième séparation : aujourd'hui. Je n'ai toujours pas pleuré (je précise que j'ai pleuré comme une madeleine au moins une fois à chaque séparation précédente). Et cela me semble même un peu inquiétant. Je prends les choses beaucoup plus sereinement qu'auparavant, et je me demande si cela est du à un gain de sagesse, ou à une absence de sensibilité.


Cela m'amène à un autre constat. J'ai l'impression que depuis mon arrivée à Paris, j'ai construit autour de moi une carapace préventive, un ensemble de protection en vue d'éventuelles souffrances, qui pourraient saper ma réussite (je parle surtout de réussite scolaire). Ce "bouclier" est parfois tellement solide que je m'étonne de mon manque d'affect dans certaines situations. En retrouvant mes proches, j'ai plus de mal qu'auparavant à manifester mon affection, à faire des gestes de tendresse. Non pas que je n'en ai pas envie. C'est comme si j'en avais perdu l'habitude. A Paris, personne à qui s'ouvrir vraiment, juste le téléphone et les textos pour dire que l'on aime, que l'on est triste, que l'on souffre, que l'on est heureux, etc. Je sais qu'il faut que je lutte contre cette mauvaise habitude. Je me donne donc pour mission - puisque je ne me sens pas encore assez préparée pour les free hugs dans Paris- de remédier à cela durant les vacances d'été en devenant Mme Aimable, promis juré craché.




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#Posté le dimanche 29 avril 2012 07:53

Modifié le dimanche 29 avril 2012 08:44



Après 4 mois, je rentre enfin chez moi dans le Sud!



Et ce pendant deux semaines. De quoi en profiter, puisqu'en rentrant à Paris ça va être le début des révisions intensives pré-partiels. Je vous souhaite donc bonnes vacances à tous ♥





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#Posté le samedi 14 avril 2012 02:33



Hier, j'ai repassé le concours de l'Ecole du Louvre, et je l'ai sûrement reraté

Chose que j'ai pris beaucoup moins à coeur que l'an dernier, puisque j'y étais presque allée en me disant "Même si je le réussis, je reste à la Sorbonne". En effet, après avoir entendu moult témoignages à propos du niveau de travail exigé à l'Ecole du Louvre, j'ai vite réduit mes ambitions à la baisse. Je me suis vue, moi, aujourd'hui, avec le temps que je consacrais à l'étude, et je me suis demandée : "M'est-il objectivement possible d'en faire davantage?" Après calculs scientifiques, j'en suis arrivée à la conclusion que oui, en effet, j'avais éventuellement la possibilité de travailler 3 minutes de plus par jour, sur les 23h57 déjà sacrifiées.
Bon, bien-sûr j'exagère. Pourtant, je m'interroge très souvent sur le temps que je gâche chaque jour. Je sais que j'en perds énormément dans les transports, mais ce facteur ne dépend pas de moi. De plus, la plupart du temps j'y lis ou y travaille. J'en arrive donc irrémédiablement au temps "loisirs-détente-plaisir", le seul que je puisse réellement maîtriser dans la situation actuelle. LE sujet qui fâche. Je me suis plusieurs fois demandée s'il était possible du supprimer ce temps. Après tout, comment font les étudiants de prépa, de droit, ou pire, de médecine? J'imagine qu'il n'ont qu'une seule solution : éradiquer le loisir, ou tout ce qui s'éloigne de l'objet d'étude. J'ai donc essayé, moi aussi, pendant une journée, de rentabiliser au maximum chaque minute, de ne pas relâcher la pression et de soutenir mon action continuellement. Je me suis obligée à consacrer un minimum de temps à tout ce qui n'était pas "du travail" : moins de préparation beauté/soin/maquillage, pas de délassement sous la douche chaude, repas au lance-pierre, désintéressement pour les infos et l'actualité, suppression du yoga, réduction de la vie sociale. Je me suis très rapidement rendu compte que, au bout d'une journée seulement, j'étais en train de devenir folle.
En conclusion, il me serait impossible de transformer mon mode de vie au jour d'aujourd'hui (je sais que c'est pas français, mais j'ai envie d'employer cette expression quand même). Je suis de ceux dont l'équilibre est complètement bouleversé dès qu'on s'éloigne de trop des habitudes et des rythmes. J'ai adopté un certain rythme de travail depuis plusieurs années, qui est loin d'être désastreux si l'on considère mes résultats scolaires, et je pense qu'il serait vain de tenter de soumettre mon cerveau à une surintensité. Je suppose que, si certains parviennent à fournir plus d'efforts, il s'agit d'une faculté naturelle. Voilà tout.

En sortant du concours, avec une amie de ma fac qui l'avait passé en même temps, on s'est regardé d'un air complice, en sachant qu'on l'avait certainement toutes les deux raté. On a souri parce que, finalement, on était heureuse de savoir que l'an prochain on retrouverait notre petit institut d'histoire de l'art rue Michelet, notre jardin du Luxembourg juste en face, notre resto U au personnel antipathique, nos profs plus ou moins intéressants, notre fidèle bibliothèque... Puis après tout, si l'Ecole du Louvre c'est la classe, la Sorbonne aussi non?




Image : Giorgione, Vénus Endormie, 1510



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#Posté le dimanche 25 mars 2012 14:23

Modifié le dimanche 25 mars 2012 14:37




4 mars 2012 : le jour où j'ai serré la main de Tim Burton




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#Posté le dimanche 04 mars 2012 12:52



Ainsi s'est achevé mon stage

Jeudi soir, par le vernissage de la nouvelle exposition. Et par la clôture de l'ancienne deux jours plus tôt. La boucle est bouclée, comme on dit. J'aurai assisté aux évènements les plus importants dans la vie d'une galerie.
Honnêtement, j'ai eu beau me plaindre de rentrer chez moi trop tard, de n'avoir pas le temps de bosser mes cours, de faire des tâches inutiles, de courir à droite à gauche... eh bien je sais que ça va me manquer. Non pas que je regretterai les points négatifs, non, mais j'ai déjà la nostalgie de tous les autres aspects positifs que j'ai tendance à taire à trop râler. En vérité, c'était un très bon stage.
Ca l'a été car avant tout, j'ai rencontré quelqu'un de formidable, en la personne de la galeriste. Même si je l'ai trouvé étrange dans un premier temps, je me suis finalement très vite sentie à l'aise, au point qu'en deux jours on discutait déjà de sa vie amoureuse. Et mon dieu, durant 4 semaines, qu'est-ce qu'on a pu rigoler.
Puis il y a eu toutes les autres rencontres, avec les artistes et autres galeristes, qui ont immédiatement détruit mes préjugés du style "c'est un milieu guindé et branchouille". En réalité, ce sont juste des gens passionnés par leur métier, bien souvent en galère financière, et qui se battent malgré tout par amour de l'art. Presque tout le monde s'est intéressé à mes études, aux raisons qui me poussaient à faire un stage, au métier que je voulais exercer plus tard, etc. Loin de mon idée de la traditionnelle stagiaire papier peint.
Enfin, j'ai réellement vu de très belles oeuvres. Moi qui craignais du contemporain incompréhensible, j'ai aimé la diversité des choix de la galeriste, qui avait à la fois sélectionné des dessins au fusain bluffant de réalisme, des installations de néons, des immenses toiles peintes à l'huile, de la vidéo, de la photo... Pour tous les goûts! Le meilleur moment est sans doute quand l'un des artistes vient apporter ses derniers travaux. A chaque fois, c'est la surprise de découvrir quelque chose de nouveau, de meilleur encore que ses productions précédentes. Et le plaisir de voir la galeriste s'extasier, à l'idée de la prochaine exposition, et des gens qui à leur tour, admireront l'oeuvre. On n'y pense pas assez, mais c'est aussi un métier de partage.


Ce stage s'est donc clôture de la meilleure manière qui soit : par un vernissage. Moment clé car première ouverture de l'exposition au public et récolte des réactions. Qui ont été très bonnes. Mes jambes ont quelque peu souffert de tenir debout de 18h30 à 22h, à servir des verres aux visiteurs (dont je soupçonne certains d'être venu uniquement pour le pinard). Mais à 22h, le meilleur moment nous attendait : le dîner de fête d'après vernissage. Ce qui devait au départ être une soirée intime à 8 personnes, juste quelques amis de l'artiste, s'est transformé en une tablée de 27 convives. Autant vous dire qu'il a été difficile de trouver un restaurant apte à nous accueillir. On a finalement réussi à se caser dans une sorte de brasserie/bar lounge, duquel j'ai malheureusement du partir à 23h30, puisque l'amie qui devait me prêter son lit m'attendait chez elle.
En partant, la galeriste m'a serré dans ses bras et m'a dit "Je ne veux pas que vous partiez, je ne veux pas d'autre stagiaire, je vous veux vous". J'ai rigolé pour éviter de me mettre à chialer, puis on s'est promis de continuer à se voir très souvent, moi de passer à la galerie, elle de venir me chercher certains dimanche pour qu'on aille de balader à Versailles avec son Chiwawa (non, les galeristes ne sont pas branchouilles ai-je dit ahah). Elle m'a fait jurer de l'appeler au moindre pépin, parce qu'elle aussi était arrivée à Paris seule à 18 ans, et qu'elle savait ce que c'était. Puis elle a terminé en m'assurant "Vous avez quelqu'un de sûr à Paris". Ca tombe bien, c'est exactement ce qu'il me fallait.




Photo : Anouk, la galeriste, devant l'une des peintures d'Yves Gobart, que je vous conseille d'aller voir à : Galerie ALB, 64 rue Chapon ;)




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#Posté le samedi 25 février 2012 01:16

Modifié le samedi 25 février 2012 02:23

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